Deuxième Université syndicale internationale du GLI Paris

 

Les 7, 8 et 9 Octobre derniers, une centaine d’activistes des mondes syndical, associatif et universitaire de 18 pays se sont réuni.e.s à la Bergerie de Villarceaux, en région parisienne, pour la deuxième édition de l’Université syndicale francophone. Le focus : penser les liens entre mouvements syndicaux et autres mouvements de la société civile.

Les participant.e.s de l’Université du GLI 2019 ont pu imaginer les alliances possibles entre syndicats et autres mouvements citoyens grâce aux récits d’intervenant.e.s venu.e.s de France, de République Démocratique du Congo, de Russie et du Sénégal. Les victoires des mouvements La Lucha en RDC et Y’en a marre au Sénégal ont inspirés les participant.e.s et donné matière à réfléchir sur les moyens d’actions à mettre en œuvre.

Décloisonner les luttes : pourquoi ?
 
L’Université a été l’occasion de partager des expériences d’alliances ayant permis de renforcer les revendications féministes dans les organisations syndicales grâce au récit de syndicalistes béninoise et burkinabé racontant la lutte contre le harcèlement sexuel dans les hôtels ACCOR ou encore celui de syndicalistes suisses ayant organisé la grève des femmes.
Les participant.e.s ont également planché sur la lutte contre la montée de l’extrême droite sur les lieux de travail et la cause climat. L’urgence d’articuler lutte contre le réchauffement climatique et lutte pour plus de justice sociale a débouché sur le lancement d’un réseau TUED -Trade Unions for Energy and Democracy- entre syndicalistes francophones sur le modèle du TUED américain.

Organiser les inorganisé.e.s

Travailleur.euse.s migrant.e.s au Québec, moniteur.ices d’escalade et de canyoning indépendant.e.s et livreur.euse.s à vélo en France, vendeur.euse.s de rue au Sénégal, tous.tes ont en commun de travailler dans des secteurs éloignés des organisations syndicales. En croisant les récits d’expériences des intervenant.e.s, les participant.e.s du GLI ont identifié les leviers d’action et tactiques diverses pour s’organiser collectivement.

Quelles instances pour mener des luttes transnationales ?

L’Université du GLI a été l’occasion de se pencher sur la manière de mener des campagnes transnationales. La fédération transnationale des coursiers à vélo, la campagne Stop Impunité ou encore les luttes contre les géants Amazon et McDonald’s ne sont que quelques exemples qui ont nourri les militant.e.s pour mener les luttes globales de demain. Le lancement imaginé d’une antenne du Global Labour Institute en Afrique pourrait venir alimenter encore davantage les réflexions et les alliances.
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