Partout, les syndicalistes du réseau du GLI Paris s’organisent pour faire face à la crise du COVID19

Ci-dessous un point sur  la manière dont luttent les syndicalistes du réseau pour soutenir les travailleur.euse.s et citoyen.ne.s et préparer l’après.


Des nouvelles de Belgique, Burkina-Faso, Cameroun, Etats-Unis, France, Mali, Maroc, Québec, Sénégal, Suisse et Tunisie.

Ensemble, partout pour un syndicalisme transnational !

BELGIQUE

Le confinement a été mis en place à partir du 18 mars 2020, les écoles étaient déjà fermées depuis le 16 mars. Des efforts sont demandés à la population Belge pour traverser la crise avec notamment plus de flexibilité pour les travailleur.euse.s et un déplafonnement des heures de travail autorisées pour les étudiant.es (heures avec des cotisations sociales moindres). 
Le 24 avril 2020, le Conseil National de Sécurité a présenté sa stratégie de déconfinement progressif, et non-définitif qui est mis en place depuis le 4 mai 2020. 

Le CEPAG poursuit ses activités en organisant notamment quelques conférences militantes via les réseaux sociaux.  L’objectif est de maintenir le lien social et soutenir les personnes seules et/ou en difficulté financière suite au chômage temporaire imposé (1.200.000 personnes ne touchent que 55% de leur salaire brut plafonné à 1520€ maximum par mois, pour un temps plein). 
Elles sont également l’occasion d’analyser la situation d’un point de vue anticapitaliste.
Parallèlement, le CEPAG cherche à réunir syndicalistes et acteurs du monde associatif afin de penser les alternatives de manière globale.

Il y a différentes réflexions syndicales sur la table 

  • Garantir les conditions sanitaires d’une reprise du travail pour tout le monde
  • Assurer la prise en charge de la garde d’enfants
  • Sortie de crise sur des bases écologiques tenables
  • Interdiction du possible recours aux applications de traçage visant à contenir le virus

L’enjeu pour les syndicats belges est d’utiliser cette crise pour faire basculer le rapport de force en faveur des salarié.es, que ce soit au niveau salarial, cadence de production, sécurité et hygiène, égalité, écologie…

Retrouvez les écrits du CEPAG en suivant le lien

BURKINA FASO

L’état d’urgence sanitaire est déclaré depuis le 26 mars 2020. Les mesures d’urgence prévoient

  • La fermeture des frontières
  • La mise en quarantaine des villes ayant enregistrées un cas de COVID19
  • La fermeture des marchés et espaces ouverts de vente
  • La fermeture des écoles
  • L’interdiction de tout rassemblement de plus de 50 personnes
  • L’instauration du couvre-feu de 21h à 5h du matin
  • L’imposition du port obligatoire de cache nez
  • La vulgarisation des mesures de prévention

L’UITA Burkina Faso sensibilise ses membres aux mesures préventives face au COVID 19. Des affiches, flyers et dépliants ont été confectionnés et déposés sur les lieux de travail. Certains lieux ont pu être fournis en kits pour se laver les mains et en cache nez.

Du côté des travailleuses domestiques, la prise en charge par les employeurs n’est pas assurée. Pour pallier cela, l’IUTA les a initiés à la fabrication de savon et de lave-mains et les aide à les vendre dans les administrations pour maintenir un revenu. 
L’IUTA mène un plaidoyer pour le maintien des postes de travail pour leurs affilié.e.s travailleur.euse.s domestiques et des secteurs hôteliers et informel.

Les revendications portées sont basées sur le maintien des emplois, la mise en place de mesures d’accompagnement pour les travailleur.euse.s en cas de pandémie (révision des horaires de travail, des formes de travail, la compensation des pertes, sans oublier lutte contre la violence basée sur le genre).
Pour leurs affiliés des administrations publiques, l’IUTA a obtenu le maintien des emplois à mi-temps (système de rotation).

Burkina Faso : les affiliées de l'IUTA prennent l'initiative en matière de protection des travailleur.euse.s

CAMEROUN

Le gouvernement du Cameroun n’a pas mis en place de confinement partiel ou total. Une telle mesure est peu compatible avec l’organisation économique du pays ou le secteur informel emploi près de 80% de la population (avec des revenus au jour le jour et des sorties quotidiennes indispensables).
Les campagnes de sensibilisation contre la maladie encouragent quand même la population à rester autant que possible chez elle.
D’autres mesures sont mises en place comme la fermeture des frontières terrestres, maritimes et aériennes, la fermeture des établissements scolaires et universitaires et l’interdiction de rassemblement de plus de cinquante individus.

Suivez le lien pour écouter le témoignage d’une victime de baisse des revenus depuis la prise des mesures
gouvernementales face au COVID19 au Cameroun 

OnEsEnsemble organise la poursuite de ses activités en favorisant le télétravail et en se recentrant sur les activités de communication et sur la reprise de contacts avec tous les membres et de l’association par téléphone.

OnEstEnsemble expérimente également le lancement de campagnes en ligne, liées directement ou indirectement à la situation (baisse de revenu liée à la situation de crise, difficultés d’accès à l’eau, coupures excessives d’électricité). Les personnes sont mobilisées sur différents groupes Facebook, Whatsapp, et pages FB. Des groupes sont créés pour les différentes campagnes, pour animer les discussions et prendre des décisions ensemble.

Un groupe Facebook : solidarité Douala – Covid-19 a été mis en place pour recueillir des témoignages sur la situation, mettre en lien les personnes qui ont des besoins ou peuvent offrir leur aide, partager des infos.

OnEstEnsemble demande 

  • Des mesures financières de soutien aux activités mises en arrêt et pour les personnes mises au chômage partiel ou total
  • Des mesures pour un meilleur accès à l’eau et l’électricité pour tous
  • Des mesures sur le service de santé comme service public: prise en charge des frais de santé liés au Covid, test et traitement

Et dénonce également les manques sur les mesures prises par le gouvernement via la plateforme de la société civile du littoral.

ETATS-UNIS

Aux Etats-Unis l’impact du COVID19 varie beaucoup d’un état à l’autre. L’Etat de New York et la Louisiane sont saturés. Malgré des bilans quotidiens en hausse, plus de 35 états ont commencé à lever ou sont sur le point de lever leurs mesures de confinement pour relancer l’économie du pays.
Face au manque de coordination syndicale, le TUED New York s’est donné comme mission de rassembler les membres de leur réseau pour réfléchir ensemble aux conséquences de la crise. Un premier webinaire a été organisé dans ce sens et a rassemblé plus de 200 participant.e.s. Le TUED NY souhaite saisir cette opportunité pour donner de la visibilité à sa ligne politique de défense des biens communs.
Le TUED NY prévoit l’organisation d’une assemblée syndicale mondiale virtuelle sur plusieurs jours du 25 juin au 7 juillet 2020. L’enjeu de cette assemblée est de creuser l’analyse des crises en cours et de leurs impacts sociaux et économiques et de renforcer la solidarité nord-sud.

FRANCE

L’état d’urgence sanitaire a été déclaré le 24 mars 2020 pour une durée de 2 mois puis renouvelé jusqu’au 24 juillet.
Un confinement partiel de la population a été mis en place. Tout déplacement de personne hors du domicile est interdit à l’exception des déplacements pour motifs suivants sur attestation : exercice de l’activité professionnelle si le télétravail n’est pas possible, achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle et achats de première nécessité, pour motif de santé ou motif familial impérieux, déplacements brefs dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile.
Les écoles, lycées et universités sont actuellement fermées et rouvriront partiellement à partir du 11 mai 2020.
Un déconfinement progressif est mis en place depuis le 11 mai 2020 sous certaines conditions.

L’Union Syndicale Solidaires a mis en place plusieurs dispositifs en ligne pour accompagner les travailleur.euse.s, chômeur.euses et étudiant.e.s à faire valoir leurs droits

Solidaires revendique 

  • La défense des droits au travail (pas de travail sans sécurité, indemnisation à 100% si chômage partiel, respect des normes de sécurité pour celles et ceux qui assurent des travaux indispensables)
  • Le partage d’informations et la solidarité internationale via le Réseau syndical international de solidarité et de luttes
  • Le maintien des liens avec les autres mouvements sociaux, dont syndicaux
  • La mise en avant les questions de fond, notamment le rôle du capitalisme dans la propagation du virus à l’échelle planétaire via la destruction des services publics et la mise en place du marché libre. Le syndicat prône la rupture avec ce système.

La CGT met à disposition des travailleur.euse.s une série de fiches, mises à jour régulièrement, pour répondre aux principales questions qui se posent face à l’état d’urgence (activité et chômage partiel, confinement et télétravail, coronavirus et rupture du contrat de travail, droit de retrait, etc.). Une note économique a également été publiée qui analyse la loi « d’état d’urgence sanitaire ».
La CGT commente également les annonces du gouvernement sur son site pour permettre une meilleur compréhension de la situation
 
La CGT demande

  • L’arrêt immédiat de toutes les activités non essentielles 
  • La mise à disposition de protections individuelles et collectives pour tous les personnels devant travailler sous peine de droit de retrait quand ces conditions ne sont pas validées par les CSE et CSSCT de l’établissement ou de l’entreprise
  • L’arrêt des activités pour tous les salariés des plateformes numériques et la création d’indemnisations salariales similaires aux autres salariés 
  • Le paiement intégral des salaires par le biais de la promulgation d’un décret de catastrophe sanitaire et la mise à contribution des groupes d’assurances comme en cas de catastrophe naturelle 
  • L’interdiction de tous les licenciements, quel qu’en soit le motif
  • La fin des politiques de réduction de dépenses publiques qui affaiblissent nos services et entreprises publiques pourtant indispensables

Les chercheur.euse.s de l’IRES réorientent leurs travaux pour tenir compte de la crise avec notamment

  • Une note demandant un moratoire des loyers pour les populations à risque – publiée le 20 avril
  • Une publication dans la «Chronique internationale de l’Ires» sur la mobilisation sanitaire des Etats face à la pandémie. 12 pays seront traités – parution prévue en septembre

Un groupe de travail a été constitué autour de la question de la hiérarchie des métiers – reconnaissance sociale. Les spécialistes des métiers suivants sont mobilisés : aides-soignant.e.s en EHPAD, aidants familiaux , caissier.ère.s, travailleur.euse.s des plateformes. Des interventions dans le débat public sont prévues ainsi que des publications.
La poursuite du projet d’observatoire des plateformes avec la confédération européenne. La priorité est mise sur la constitution du site internet pour permettre une mise en visibilité des collectifs pendant la crise sanitaire.

Le réseau Sharers & Workers a co-écrit et signé une tribune demandant aux plateformes d’assumer la responsabilité d’employeurs en matière santé et de sécurité au travail et demandant au gouvernement d’améliorer les protections en matière de perte de revenus. La tribune est disponible ici.

Les travailleur.euse.s indépendant.e.s du SNAPEC sont très affectés par les conséquences de la crise sanitaire et ce probablement pour de longs mois.

Un des enjeux prioritaires pour le SNAPEC est la définition d’orientations partagées avec les syndiqué.e.s et plus largement les travailleur.euse.s du secteur de l’escalade et du canyon. Ce travail se fait notamment en lien avec la CGT FERC (fédération) sur le champ du sport.

Pour soutenir ses adhérents indépendants, le SNAPEC mutualise avec plusieurs autres professions une experte des questions sociales/fiscales/règlementaires qui leur permet de répondre à l’essentiel des questions qui se posent actuellement.

La principale menace posée par la crise est l’absence ou quasi-absence de revenus sur les activités habituelles des indépendant.e.s d’ici septembre. Cela s’accompagne d’un très gros manque à gagner pour beaucoup lié à la saisonnalité. L’enjeu prioritaire est le maintien des aides actuelles et la mise en place rapide de nouvelles aides adaptées à la saisonnalité.

MALI

Le président du Mali a décrété l’état d’urgence et instauré un couvre-feu de 21h à 5h du matin.

Le combat de SYTRAIL continue car jusqu’à présent les trains ne circulent pas au Mali. Sous la pression de SYTRAIL appuyé par la Centrale Démocratique des travailleurs du Mali (C.D.T.M) l’état du Mali a fait beaucoup de déclarations qui sont restées sans suite. Les cheminots maliens vivent donc depuis quatre mois sans salaires.
 
Face à la pandémie, le SYTRAIL a organisé le 21 Avril 2020 une cérémonie de sensibilisation après avoir reçu des Kits sanitaires pour le lavage des mains. L’organisation reste dans l’attente d’aides pour obtenir du matériel sanitaire.
La situation des cheminots reste très dure « Si le coronavirus ne nous tue pas la faim et la famine auras raison de nous« . Déjà les camarades malades des séquelles de la « Grève de faim » ont de sérieux problèmes de santé.

MAROC

Les établissements scolaires et crèches sont fermés depuis le 16 mars. L’état d’urgence sanitaire est déclaré depuis le 19 mars et prolongé jusqu’au 20 mai 2020. Un confinement est mis en place avec l’obligation de se munir d’un permis de circulation et, depuis le 6 avril, de porter un masque pour tout déplacement hors domicile.

L’UMT maintien les contacts avec les syndicats de base des différents centres de contact où ils sont présents par téléphone et visioconférence. Des réunions sont organisées dans les cas extrêmes quand il s’agit de conflits sociaux en respectant les mesures restrictives en vigueur.
L’UMT priorise également le maintien des liens étroits avec les camarades à l’international pour élaborer des stratégies et d’échanger les informations utiles afin de limiter l’impact de la crise sanitaire sur les travailleurs des Centres d’appel.
L’UMT exhorte ses délégués siégeant dans les CHST et les représentants syndicaux à faire usage du droit de retrait malgré le fait qu’il ne soit pas encore légiféré au Maroc. 

L’UMT demande 

  • Possibilité d’exercer le droit de retrait (qui n’est pas encore légiféré au Maroc) pour protéger les travailleur.euse.s les plus vulnérables
  • Conditionner l’aide aux entreprises avec le maintien des emplois et des rémunérations
  • inclure les travailleurs dans le secteur informel et les immigrés dans le dispositif d’aide déployé par l’état et déplore que le mouvement syndical marocain soit exclu du comité de veille national spécial Covid-19

Parallèlement, l’UMT veille à ce que la situation d’urgence ne soit pas utilisée par les employeurs comme motif pour licencier et revenir sur les acquis sociaux des travailleur.euses. 

QUEBEC

L’état d’urgence sanitaire est décrété depuis le 13 mars par le gouvernement puis par toutes les provinces et territoires canadiens au mois de mai. Les mesures d’urgence comptent entre autres :

  • L’interdiction du rassemblement de deux personnes ou plus ;
  • La fermeture de tous les milieux de travail qui ne sont pas désignés comme « essentiels » ;
  • L’ouverture de l’accès aux services gratuits de dépistage et de soin relatifs à la COVID-19 à toutes les personnes sans égard à la détention de l’assurance de maladie ou au statut d’immigration

Par ailleurs, les gouvernements ont mis en place des programmes de subvention spéciaux destinés aux particulier.ère.s et aux entreprises. Le gouvernement fédéral a notamment déjà versé dans les mesures spéciales, le budget le plus important depuis la Grande récession.
Les provinces canadiennes, dont le Québec, ont annoncé le déconfinement progressif qui sera mis sur pied à partir du 4 mai 2020 sous certaines conditions.

Le Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI) réorganise ses activités en collaboration avec d’autres organisations syndicales et communautaires. Ses préoccupations sont axées sur la surveillance des mesures de santé et sécurité dans les milieux de travail essentiels et l’aide à l’accès aux subventions publiques et privées pour des travailleurs.euses précaires, notamment migrants.es et sans-papiers. Pour cela, sont mis en place :

  • Services de consultation auprès des travailleurs.euses notamment à l’égard de la santé et la sécurité au travail et de l’accès aux programmes de subvention.
  • Conférences de presse
  • Diffusion d’une affiche en collaboration avec le Conseil régional de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec du Montréal métropolitain (CRFTQMM) et le Conseil central du Montréal métropolitain de la Confédération des syndicats nationaux (CCMM-CSN) : « Travailleuses et travailleurs essentiels, longtemps invisibles »
  • Webinaire : « En santé et sécurité du travail : Solidaires plus que jamais ! »
  • Campagne sur les médias sociaux: diffusions des messages et des images «Solidaires plus que jamais !»
  • Ateliers en ligne : des ateliers informatifs destinés aux travailleur.euse.s précaires portant sur leurs droits dans la crise sanitaire.

Pour accompagner le déconfinement, le CTI prévoit

  • La surveillance des conditions de santé et sécurité en milieu de travail dans le contexte de déconfinement
  • Un service de consultation pour des travailleur.euse.s précaires
  • Une série de webinaires en collaboration des groupes signataires de la Déclaration commune pour un salaire minimum à 15 $ de l’heure : état des lieux des travailleur.eue.s précaires dans la crise et stratégies post-COVID ;
  • Actions médiatiques : publications journalistiques (article et lettre ouverte) et conférence de presse.

SENEGAL

Un couvre-feu est en place depuis mars. Il est interdit de sortir entre 20h et 6h du matin. 
Les rassemblements dans les lieux publics sont interdits ainsi que l’organisation événements à caractère religieux et ce, même dans les lieux de culte. 
Le port du masque obligatoire pour tout le monde (arrêté du ministère de l’intérieur). Les écoles et universités sont fermées depuis le 16 mars jusqu’au 11 mai 2020 (date susceptible d’être repoussée). 

Le mouvement y’en a marre s’est mobilisé auprès des travailleur.euse.s et habitant.e.s depuis le début de la pandémie.
Le premier acte, fut de demander au gouvernement de fermer les frontières dès le premier cas importé de COVID-19.
Au début du mois de mars, le président Macky Sall a appelé à une concertation nationale avec les forces vives de la nation. Partis politiques comme mouvements citoyens sont allés répondre aux audiences accordées par le président. Le mouvement a été reçu au palais dans ce cadre et a plaidé pour une annulation des factures d’eau, d’électricité et la diminution des denrées de première nécessité.
Y’en a marre déplore, qu’après la décision du gouvernement de mettre sur pied un comité de gestion inclusif, force est de constater que ce comité dans sa composition, prend des allures politiques. Notamment dans la distribution des aides alimentaires aux populations les plus démunies.
 
Avec la collaboration des artistes du mouvement, un single de sensibilisation a vu le jour pour informer les populations des dangers de la maladie.
A ce jour, des capsules vidéo de sensibilisation sont conçues de manière hebdomadaire pour tenir les populations en alerte.
Depuis bientôt plus d’un mois, un combat est engagé pour la réouverture de la seule entreprise (MEDIS) fabricant des médicaments au Sénégal (fermée depuis le mois de janvier pour des raisons économiques)

Le graffeur Docta du mouvement Y en a marre incite les personnes à respecter la distance physique dans les fils d’attente en créant des marques au sol.

SUISSE

La Suisse a instauré un semi-confinement de la population. Seuls les rassemblements de plus de 5 personnes sont interdits et les sorties individuelles sont autorisées sans motifs, à condition de respecter la distanciation sociale. Pour répondre à la crise, le gouvernement à débloqué 32 milliards de francs suisses pour soutenir l’économie.
Une première étape de déconfinement a lieu depuis le 27 avril 2020 avec entre autres la réouverture des magasins de bricolage et des salons de coiffure. Une deuxième étape est prévue pour le 11 mai 2020 avec la réouverture des écoles obligatoires.

L’UNIA agit sur trois niveaux : la protection de la santé, la protection des revenus et la protection de l’emploi
L’UNIA demande 

  • La fermeture de toute activité non essentielle et des mesures de protection pour les salariés actifs dans les secteurs essentiels. L’UNIA a obtenu (pour une courte durée) la fermeture des chantiers à Genève et a imposé à plusieurs entreprises et branches des mesures de protection strictes.
  • La pleine indemnisation du salaire, ainsi qu’une couverture des plus précaires, qui se retrouvent aujourd’hui sans revenu
  • L’interdiction de licencier pour toute entreprise qui a bénéficié d’aides publiques afin de pallier à la vague de licenciements qui se prépare à la fin du confinement

Le droit de retrait des salarié.e.s faisant défaut en Suisse, l’UNIA intervient comme structure syndicale afin de bloquer les activités. Des arrêts de travail ont eu lieu.
L’UNIA négocie actuellement avec le gouvernement genevois une indemnité complémentaire pour les temporaires, pour l’économie domestique, les faux indépendants (coursiers Uber Eats) et autres
Une action avec les salariés de l’aéroport est prévue le 15 mai à cet égard, date initialement prévue pour la grève du climat. 

La CUAE travaille sur deux axes principaux pour soutenir les étudiant.e.s dans cette période de crise

  • La mise en place d’un soutien financier aux personnes en formations aillant perdu leurs emplois
  • L’absence de conséquences académiques pour les étudiant.e.s

Le rectorat de l’université à rapidement répondu positivement aux demandes d’aides financière.
La CUAE milite pour que le service des bourses soit utilisé pour la distribution d’une aide d’urgence.
La lutte principale porte sur l’annulation des examens qui restent maintenus. La CUAE demande la validation avec des examens blanc d’autoévaluations. Une coordination nationale a été créée pour cela.
Une FAQ en ligne a été mise en place pour répondre aux questions des étudiant.e.s et un site internet a été créé pour recueillir les témoignages des difficultés vécues par les étudiant.e.s confiné.e.s.
La CUAE demande

  • L’exonérations des payements de loyer
  • La mise en place d’aides financières pour les étudiant.e.s (en cours)

Signez l’appel de l’UNIA pour une sortie de crise solidaire

TUNISIE

Les cours sont suspendus dans tous les établissements scolaires et universitaires depuis le 12 mars 2020.
Le 20 mars, un confinement total est mis en place ainsi que l’interdiction de tous déplacements entre les agglomérations. Celui-ci devrait être allégé à partir du 4 mai.
Le président de la République, Kaïs Saïed a ratifié, le 12 avril 2020, la loi relative à la dérogation au chef du gouvernement de gouverner par ordonnance pour faire face aux répercussions de la propagation du coronavirus Covid-19, durant 2 mois. 

La CGTT organise la poursuite de ses activités en maintenant un service minimum pour assurer l’accompagnement de leurs délégués d’entreprise. Les réunions s’organisent en ligne à travers les outils de télécommunication. La CGTT a mise en place une structure COVID19 qui assure le suivi des différents délégués dans les entreprises pour assurer la continuité du travail et pour faire face aux différentes aberrations liées au licenciement abusif ou autre. Les principales activités de la CGTT sont 

  • Négociation continue avec les différents chefs d’entreprise pour assurer la continuité du contrat du travail et le versement des salaires
  • Travail avec différentes associations pour collecter des aides (nourritures) et distribution pour faire face aux conditions difficiles des citoyens à cause du confinement total.
  • Demande auprès du gouvernement d’établir un plan d’action pour sauver les emplois et pour faire face aux abus enregistrés par différents chef d’entreprises.
  • Préparation d’une grande manifestation post-confinement au cas où le gouvernement va opter pour la diminution des salaires (Une journée du travail a déjà été prélevée sur les salaires du mois d’avril).

Soutenez l’appel du 1er mai 2020 pour une Protection sociale universelle et un Revenu Universel

Merci à tous.tes pour votre mobilisation. Solidarité avec les travailleur.euse.s du monde entier !

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