Le GLI: Université Syndicale



Le GLI, le ReAct et les syndicats français organisent en 2017 la première université syndicale d’automne francophone consacrée à l’internationalisme syndical comme un des leviers décisifs pour peser dans la gouvernance mondiale.

 

Qu’est-ce que le GLI ?

Le Global Labour Institute (GLI) est une fondation de droit suisse dont le siège est basé à Genève. Son objectif est de promouvoir la solidarité internationale entre les organisations syndicales et entre celles-ci et les autres organisations et institutions de la société civile afin d’établir une société mondiale démocratique et durable, basée sur les principes de justice sociale, de liberté et de l’État de droit.

Le GLI fonctionne en réseau, avec des instituts actifs au Royaume Uni, en Russie et aux Etats-Unis. Le GLI UK organise depuis 2012 une université d’été dédiée à l’internationalisme syndical et ses enjeux contemporains.

 

Quand ?

Courant novembre 2017 à la Bergerie de Villarceaux, un ancient corps de ferme qui offer un cadre privilégié de réflexion.

 

Pour qui ?

Elle s’adresse aux militant.es, syndicalistes, et chercheur.ses désirant partager leurs pratiques, apprendre d’expériences existantes et approfondir l’aspect internationaliste de la lutte syndicale. Cette rencontre vise à réunir des militant.es syndicaux de France en intersyndicale et des autres pays francophones, en Europe et à travers le monde.

 

Pourquoi ?

Grèves pour augmenter les salaires ou protéger des emplois, manifestations contre la loi Travail, négociations sur les retraites: l’action syndicale est souvent locale, et au mieux nationale, car c’est à cette échelle que s’est construit le droit du travail. Pourtant, de plus en plus, les évènements au-delà de nos frontières ont un impact local. Que ce soit la faculté des firmes multinationales à faire pression sur les États et mettre en concurrence les salarié.es des différents pays,  les « réformes structurelles » de l’Union européenne qui inspirent les politiques néolibérales des gouvernements successifs, comme la récente « Loi travail » ou la mondialisation des échanges qui provoque des flux de migrations économiques, écologiques ou humanitaires et transforme la physionomie du salariat (travailleurs détachés, sans-papiers, réfugiés…), nous pensons qu’il faut analyser ensemble ces problématiques. Ces évolutions créent des tensions, mais elles rendent aussi possibles de nouvelles formes de solidarité.

C’est pour y travailler concrètement que le GLI organise, avec le soutien du ReAct et de la CGT, de la FSU, de Solidaires, de la CNT-So et la Fondation pour le Progrès de l’Homme sa première école d’été francophone. Les expériences, les envies et les opportunités à travers les entreprises sont multiples, toutefois les syndicats sont souvent débordés par les luttes locales.

L’action syndicale transnationale reste souvent une affaire de « spécialistes » et les leviers qu’elle permet d’actionner sont fréquemment négligés. Enfin, l’organisation des migrant.es et sans papiers reste à renforcer à travers la France. Pendant trois jours, il s’agit d’organiser un espace de rencontres pour permettre l’échange d’expériences, l’analyse des succès et limites des luttes en cours, et le partage des méthodes syndicales afin de rendre l’internationalisme accessible à tous les militant.es et de contribuer au développement d’une conscience internationaliste commune.