Libéria : les riverains se mobilisent pour la scolarité de leurs enfants dans les écoles des plantations Socfin/Bolloré


En septembre 2016, la Socfin et son collaborateur Bolloré refusent l’entrée à l’école des enfants des riverains de leurs plantations au Libéria alors qu’ils s’étaient engagés sur leur scolarisation et sur le développement de l’école dans cette zone. Le lundi 13 mars, les riverains et leurs enfants se sont réunis pour dénoncer cette situation et demander à la direction des plantations d’ouvrir le dialogue et d’entamer des négociations.

Au Libéria, les mobilisations du printemps 2015 ont mené les riverains devant la direction des plantations Socin/Bolloré pour entamer des négociations. Plusieurs rencontres ont eu lieu pour régler les problèmes concernant la scolarisation des enfants des riverains au sein des écoles de la plantation.

Cependant, malgré les nombreuses promesses, les enfants se sont vu refuser l’entrée à l’école par la direction des plantations Socin/Bolloré lors de la rentrée scolaire de septembre 2016. La direction a pris cet engagement très précisément dans un accord écrit daté de 2007, et viole aujourd’hui ce contrat. De nombreux engagements pris dans cet accord ne sont toujours pas tenus, les conflits à régler restent ainsi nombreux.

Ce lundi 13 mars 2017, les riverains se sont mobilisés pour dénoncer le désengagement de Socfin/Bolloré sur la scolarisation des enfants : 360 personnes, parents et enfants, se sont rassemblés devant les bureaux de la plantation.

Victoire pour les riverains qui après une longue journée de lutte, on réussi à faire accepter la direction sur la réintégration immédiate des enfants des villages dans les écoles de la plantation.

Mais le deuxième semestre ayant déjà commencé, les solutions ayant trop tardé, les riverains exigent des engagements plus solides pour la suite : la construction d’écoles pour les villages riverains, et l’embauche d’enseignants venant des villages pour les 3 premières années.

Les négocations n’ayant pas pleinement abouti de manière satisfaisantes les 13 et 14 mars, tous se sont mobilisés à nouveau le 15 mars, empêchant toute la direction de travailler tant que le problème ne serait pas résolu.

Finalement, la direction a promis de revenir vers eux d’ici 2 semaines, après Pâques, avec un plan défini et un calendrier précis pour la construction de nouvelles écoles.

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