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Face aux injustices, on s'organise et on passe à l'action !

Après une belle action  de collage menée par les salariées du collectif McDroits le 8 mars dernier pour dénoncer les pratiques sexistes et le port de la jupe obligatoire dans les Mc Do, la pandémie de COVID-19 est venue, comme partout, perturber les campagnes menées par le ReAct. Malgré tout, les équipes du ReAct restent mobilisées pour répondre aux questionnements, attentes et peurs des premières victimes économiques et sociales de cette crise sanitaire.

Parce qu’elle frappe de plein fouet les plus démuni.es, les organisateurs.trices accompagnent les salarié.es de Mc Do pour obtenir la fermeture des restaurants, les agents de sécurité pour que leur soit fourni du matériel de protection ou encore les habitant.es de Douala pour revendiquer l’accès à l’eau potable. Au Cameroun, à Tunis, au Kenya et au Liberia, les membres et organisateurs.trices sont également touché.es par la pandémie du Covid-19 qui suspend le temps. 

Cette crise renforce par ailleurs notre conviction à changer radicalement le système actuel en mettant la question de la justice climatique au cœur des préoccupations syndicales. C’est ce à quoi s’attèle actuellement le GLI Paris en préparant, avec plusieurs syndicats de différents pays, une réunion transnationale afin d’élaborer des propositions pour la COP26 qui se tiendra en novembre prochain à Glasgow.

Lutte des salarié.es de MacDonald’s pour
des conditions de travail décentes

Le lundi 9 mars, une dizaine de salariées du collectif McDroits ont réalisé une action collage pour dénoncer les pratiques sexistes à Mc Donald’s. Autour de 4 restaurants parisiens proches de Montparnasse, on pouvait donc lire des slogans tels que « Une équipière n’est pas un bout de viande : stop harcèlement à McDo » « Mes jambes, mon choix : stop jupe obligatoire à McDo ». La date était doublement symbolique puisqu’il s’agissait d’agir en écho au 8 mars, la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, et parce que ce soir là, McDonald’s Paris Sud organisait une soirée à destination de tous-tes ses salarié-es. Nul doute que tous-tes les participant-es à la soirée, des salarié-es aux PDG, ont pu voir les affiches sur le mur du bâtiment…
Depuis le confinement, l’équipe du ReAct soutient au mieux les salarié-es et les syndicats dans la lutte pour leurs droits. Si la plupart des McDo ont fermé leurs portes, certains continuent de mettre en danger les travailleur-euses en les obligeant à venir travailler au Drive. Ainsi, au restaurant de Tours les 2 lyons par exemple, les salarié-es se sont vu refuser leur droit de retrait et s’ils ne viennent pas, on leur comptabilise des absences non justifiées… C’est le cas dans plusieurs autres restaurants possédés par le même franchisé, Simmenauer. Face à cela, nous vous invitons à participer à la campagne de shaming en ligne en postant des avis négatifs sur les pages facebook des restaurants (mode d’emploi ici), afin de parvenir par la lutte collective à faire fermer les restaurants ! En parallèle, nous interpellons plusieurs députés français et européens afin qu’ils puissent rendre visible la situation.

Accès à l’eau potable à Douala : Double peine pour les plus démunis face à l’épidémie

Pour la journée Mondiale de l’eau, des citoyens dénoncent les inégalités dans l’accès à l’eau potable, alors qu’ils doivent faire la queue pendant des heures au milieu de dizaines de personnes : impossible alors de respecter les mesures sanitaires.

Le 22 Mars 2019, dès 7h du matin, hommes, femmes et enfants munis de récipients sont des dizaines à faire la queue au point d’eau de la station-service à Bépanda Ambiance. C’est une scène que l’on voit tous les jours. Mais aujourd’hui, des citoyens du quartier y dénoncent la double injustice : « non seulement c’est difficile pour les personnes qui ne sont pas connectées au réseau de s’approvisionner en eau, mais en plus elles se mettent en situation de risque, avec la crise sanitaire du COVID-19 ». Une dizaine de membres de l’association OnEstEnsemble sont présents partager les infos sur les mesures clés, et distribuer du gel hydroalcoolique.
L’épidémie se répand chaque jour un peu plus à travers le Monde, et pourtant, près de trois milliards de personnes n’ont aucun moyen de se laver les mains pour lutter contre le coronavirus.
L’association OnEstEnsemble publie, à l’occasion de la journée mondiale de l’eau, un rapport d’enquête sur les inégalités en termes d’accès à l’eau à Douala. Ce rapport revient sur les différentes causes qui augmentent les inégalités entre différentes catégories de la population par rapport à ce droit fondamental qu’est l’accès à l’eau : difficultés d’approvisionnement dans les quartiers précaires, coûts plus élevés pour les personnes qui ne peuvent pas être connectées au réseau urbain, coupures d’eau récurrentes, etc. Le rapport liste également une série de recommandations, comme la facilitation des procédures de branchement au réseau d’eau, la multiplication des extensions pour agrandir sa couverture, ou encore la transparence sur les tarifs de l’eau et les pannes.

Union des travailleurs isolés à LYON :
travailler pendant la crise de Covid-19


La colère monte face au manque de mesures de protection et l’absence de reconnaissance des risques pris. C’est le cas des agents de Sécurité de la société Lynx, assurant la sécurité des magasins Carrefour au contact de clients toute la journée sans même disposer de masques pour se protéger. Ceux-ci s’insurgent de ne pas se voir attribuer la prime exceptionnelle de 1000€ alors même que le groupe Carrefour a annoncé qu’il en verserait une à tous ses salariés. Encore une fois les travailleurs.euses sous-traité.es sont laissés de côté. Pour lutter contre cette injustice, ils comptent lancer une campagne de dénonciation en ligne face à Carrefour, pétition, préavis de grève… Face aux inégalités, la résistance s’organise !


Du courage à tou.tes, en ces temps difficiles

#Confiné.es mais solidaires
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