Vendredi 13: Stop au McJackpot

A Paris, ce vendredi 13 janvier, salarié-e-s et citoyen-ne-s se sont invité-es pour un McJackpot dans plusieurs restaurants parisiens. Ils et elles dénoncent le jeu honteux de McDo qui se permet de miser sur des bas salaires et de récolter le jackpot via l’évasion fiscale !

Ronald explique aux militant-es son grand jeu: la fiscalité à gogo!

Les salarié-e-s de McDonald’s du syndicat CGT McDonald’s Paris IDF se sont mis en grève avec l’appui des étudiant-es et associations mobilisé-e-s contre l’évasion fiscale et les boulots précaires. Six restaurants de l’enseigne se sont retrouvés face à une foule d’une centaine de personne venue récupérer le JackPot en jouant, comme McDo, au grand jeu de la précarité et de l’évasion fiscale. Ils et elles distribuent par exemple des tickets de train gratuits pour Londres car quitte à défiscaliser autant aller à Londres! Les six restaurants ont été fermés par les militant-es.

 

« 25 ans que je travaille chez McDonald’s et que je n’ai pas vu de traces de leursbénéfices. On nous refuse les augmentations salariales, le 13ème mois… On augmente les cadences avec les nouvelles bornes et le service à table sans recruter, faut que cela change… » explique une salariée du restaurant Gare du Nord.

Chez McDonald’s pas besoin d’attendre un vendredi 13 pour ne pas avoir de chance, c’est tous les jours que la multinationale fait vivre un calvaire à ses salariés en refusant de redistribuer les profits accumulées grâce à l’évasion fiscale.

Depuis 2009, McDonald’s a bénéficié de mécanismes de réductions fiscales en domiciliant d’abord ses activités financières au Luxembourg. Depuis que l’Union Européenne est devenue trop regardante sur la perception d’impôts sur les bénéfices, elles ont été rapatriées à Londres. A ces ‘aides fiscales’ s’ajoutent les aides fiscales du CICE (l’équivalent de 0,7% de son chiffre d’affaires en 2013) pour « création d’emploi » alors même que le groupe connaît un turn-over de près de 60%. Les salarié-e-s en Ile de France se sont portés partie civile depuis plusieurs mois contre McDonalds dans un procès pour évasion fiscale et blanchiment d’argent. Ils et elles dénoncent également des conditions de travail de plus en plus précaires auxquelles ils et elles font face: smic horaire, temps partiel, absence de 13ème mois, absence de prime de nuit et d’intéressement ou encore surcharge de travail depuis le service à table qui ne s’est pas accompagné d’augmentation des effectifs dans les restaurants.

Pour mettre fin à ces conditions de travail et aux pratiques de la multinationale, les 70 000 salarié-es de McDonald’s en France se sont allié-es aux étudiant-es et les lycéen-nes en France qui jonglent entre études et salariat mais aussi aux salarié-es de McDo de part le monde. En effet, l’entreprise fait face à une fronde mondiale contre ses pratiques. Le 29 novembre dernier, autour du collectif Fight For 15, des salariés de McDonald’s se sont mobilisés auxEtats-Unis dans 340 villes différentes.

La campagne Fight for 15$

Ce vendredi, les actions seront ciblées sur les restaurants de deux franchisés qui font figure
de bon élève dans le système McDonald’s : Christian-Michel Fenet et Michel Parmentier, propriétaires d’une grande partie des McDonald’s parisiens dont ceux de la Gare du Nord et de l’Est. Les salariés et les citoyens mobilisé-e-s remettent la question de l’emploi décent au coeur du débat des présidentielles en organisant des blocages de McDonald’s pour faire inverser la mauvaise fortune et faire vivre un black Friday à McDonald’s.

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