Victoire pour les femmes de chambre : 4000€ de remboursements d’heures supp’ non payées


Les femmes de chambre de l’Appart’city Cité internationale Caluire avaient annoncé qu’elles ne nettoieraient pas les chambres : Pas de salaire versé, pas de travail ! Elles avaient voté la grève pour dénoncer les heures supplémentaires non payées depuis Janvier 2017.

Les salariés travaillant dans 7 hôtels de l’agglomération lyonnaise présents autour de la table des négociations le 8 mars dernier étaient ravis des premières victoires : mise en place d’un système de pointage horaire sur tous les hôtels, requalification des salariés (augmentation de 8 à 10€/mois en fonction des contrats), achat d’une deuxième tenue de travail, prime d’entretien de 20€/mois et convocation de tous les salariés à une visite médicale avant la fin de l’année 2017. Mais leur demande d’une prime compensatoire sur les heures supplémentaires passées non payées a elle été traitée avec dédain : la société propose un dédommagement de seulement 100€ par salarié.

Pour demander ce qui leur est dû, un premier hôtel annonce un mouvement de grève à partir du jeudi 30 mars. Avant même que la grève ait commencé, la société, craignant que le mouvement se diffuse sur tous les hôtels du groupe, annonce le virement de plus de 4 000€ de salaire dû sur janvier/février 2017 pour les 8 salariés d’Appart’city Caluire.

Une belle victoire qui renforce encore la détermination des femmes de chambre syndiquées des différents hôtels à poursuivre la lutte.

« Nous irons jusqu’au bout. Si à Marseille elles ont obtenu ça, nous l’obtiendrons aussi » assure Carmen.

Elégance est une filiale du groupe Azurial au chiffre d’affaire de 35 millions d’euros en 2015. Florent Boursillon, à la tête de cet empire de la propreté, s’est déjà retrouvé face à la colère de ses salariés en septembre dernier à Marseille. Après près de 15 jours de grève, il concède à une prime de panier de 8€/jour travaillé et la fin du paiement à la chambre. A Lyon, les salariés n’ont pas digéré le refus catégorique à la demande légitime de prime de panier visant à couvrir les frais de déjeuner. Le minimum légal en vigueur dans l’hôtellerie est de 3,52€/jour travaillé. Les femmes de chambre n’en ont jamais vu la couleur.

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